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16th International Gas and Electricity
Summit
Paris, October 27-28, 2011
Le Sommet international du gaz et de l’électricité a tenu sa 16e édition
les 27 et 28 octobre à Paris, à l’hôtel Méridien. Placée sous le signe
d’une reprise exceptionnelle de la croissance de l’industrie gazière qui
annoncerait, selon l’AIE, un nouvel âge d’or du gaz, cette rencontre
s’est fixée pour objectif de décrypter les nouveaux défis à affronter.
Elle a été caractérisée par la présence effective des principaux acteurs
gaziers et, en particulier, par une forte participation des pays
producteurs (Russie, Qatar, Algérie). Cette session a été également
marquée par la célébration du 50e anniversaire de Cedigaz, cette
Association qui regroupe la plupart des importants acteurs gaziers dans
le monde et qui fournit périodiquement des études et documents sur les
données (réserves, production, commercialisation, etc.) du gaz naturel à
travers le monde. A cette occasion, son président Olivier Appert,
président d’IFPEN a relaté les différentes étapes de cette Institution
fondée en octobre 1961 et tracé ses perspectives de développement futur.
Les interventions de la conférence étaient focalisées sur des
thématiques majeures : vers de nouvelles relations commerciales dans le
marché du gaz ; Potentiel et impact du gaz non-conventionnel notamment
aux États-Unis où il a bouleversé l’industrie gazière avec cette
interrogation principale : est-ce que l’expérience américaine peut-être
extrapolée ailleurs ? Une session complète a été consacrée au GNL en
expansion rapide avec des questions sur l’impact du gaz
non-conventionnel, de l’accident nucléaire de Fukushima notamment
L’avenir de l’électricité a été traité à la lumière des derniers
développements qui font une large part dans le mix énergétique au gaz
naturel et aux énergies renouvelables en raison des considérations
environnementales et de la nécessité de réduire les émissions de CO2.
Enfin, le bilan et les perspectives de l’ouverture des marchés
électriques et gaziers ont été débattus lors de la dernière session Dans
les conclusions préliminaires qu’il a esquissées, Nordine Ait- Laoussine,
président de la conférence, signale les principaux points de
convergence. Il apparaît que l'équation demande-offre en gaz évolue vers
un marché plus équilibré avec la croissance de la consommation mondiale
(particulièrement en Asie et au Moyen- Orient) et un ralentissement dans
la croissance de la production de gaz à moyen terme. En conséquence, il
est attendu que le surplus de capacité GNL soit absorbé plus tôt que
prévu, probablement dès 2013, voire même à fin 2012 selon certaines
projections. D’autre part, la demande en gaz devrait croître au taux
annuel moyen de 2.5% jusqu’en 2020, et la demande en GNL deux fois plus
à 5% durant la même période. D’ailleurs, certains intervenants ont
souligné que les fondamentaux du GNL n’ont jamais été aussi favorables :
croissance du nombre de terminaux à travers le monde, expansion des
installations de regazéification et de production flottantes
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L’accident de Fukushima a eu pour conséquence un accroissement
de la demande annuelle en GNL du Japon de 10 MT soit un
accroissement de la demande mondiale de 3% (100 Milliards de
mètres cubes) par an jusqu’en 2030. L’existence d’un surplus
sur le marché GNL et la fluidité du marché du GNL ont aide à
limiter les effets de la catastrophe sur le plan des
approvisionnements énergétiques. Les intervenants
s’accordent à dire que le gaz non-conventionnel (en
particulier le shale gas ) dispose d’un potentiel énorme et
pourrait, d’ici 2030, doubler sa contribution à la
satisfaction de la demande en gaz de 10 à 20%. Sur le moyen
terme, l’impact sera essentiellement limité aux États- nis
qui pourraient exporter 60 MT de GNL d’ici 2020 selon
certaines projections. Par contre, au cours de la prochaine
décennie le shale gas n’aura pas d’impact en Europe, à
l’exception de la Pologne. La segmentation du marché mondial
du gaz selon des zones tarifaires semble se poursuivre de
manière résolue. Le shale gas semble modifier de manière
permanente la structure des prix, avec un prix nord
américain à un niveau inférieur à celui du reste du monde,
le prix indexé au pétrole restera prédominant dans les
marchés asiatiques. Les perspectives tarifaires restent
incertaines en Europe. La libéralisation et l'arbitrage du
Bassin Atlantique augmenteront la part du marché spot qui
négociera probablement à un niveau intermédiaire entre des
prix américains et asiatiques. La session sur l’avenir de
l’électricité a mis en relief un certain nombre de
contradictions résultant de l'absence d'une vraie politique
énergétique européenne : aucune confiance aux solutions
technologiques malgré leur contribution réelle à la
satisfaction des besoins énergétiques européens; répugnance
à accepter de payer le prix d’une alimentation électrique
plus propre et plus sûre ; manque de coordination entre pays
européens pour certaines décisions importantes affectant un
marché d'énergie supposé unifié; conduite ambitieuse vers un
plan rigide à long terme malgré un environnement du marché
incertain. Il apparaît que les nouveaux participants dans
les marchés de l’électricité et du gaz en Europe continuent
à faire face à des contraintes réglementaires, économiques
et d’infrastructure qui limitent leur croissance dans ces
marchés
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